Les campagnes du 2ème REI

Retour Mise à jour : 01-06-2010 | Réf : 153 | 20031

1978-2006

Opération TACAUD (TCHAD) 1978-1979

 

Intervenant au Tchad à la demande d'Issène Habré, la France s'engage contre les troupes de Goukouni Oueddei qui sont soutenues par la Libye. Le 2ème REI intervient, en 1978, au plus fort de l'opération Tacaud, aux côtés du " REC et du 2ème REP. Entre juin 1978 et août 1979, les unités du 2ème REI se relaient sur le sol tchadien. La Section Mortiers Lourds nouvellement créée arrive dès juillet 1978 et sert des mortiers russes de 122 mm.

Arrivée sur le territoire en octobre 1978, la 7ème compagnie accroche un rezzou rebelle près de Géria. Le caporal Fischer est tué et la compagnie compte 3 blessés. Puis, la 5ème compagnie relève la "7". Le 14 mars est signé un cessez-le-feu.

En août 1979, le repli des troupes françaises est ordonné et l'ensemble des éléments du 2ème REI rejoint Bonifacio.

 

Opération DIODON III (LIBAN) 1983

 

Dans le cadre de la FMSB (Force Multinationale de Sécurité de Beyrouth), la 31ème Brigade arrive à Beyrouth en mai 1983, lors de la troisième relève appelée : DIODON III. Ci-dessous, instruction au profit de l'Armée libanaise (FMSB - 1982)

 

Opération DIODON III (LIBAN) 1983


Elle est chargée de participer aux opérations de contrôle menées par l'armée libanaise à Beyrouth ouest.

Aux côtés du " REC, le 2ème REI compte plus de 600 hommes, répartis au sein d'une compagnie de commandement et de services, de 2 compagnies de combat, d'une compagnie d'instruction au profit des soldats libanais et de la compagnie d'éclairage et d'appui.

Au milieu des combats opposant les différentes factions, les unités remplissent leurs missions, maintenant un contact étroit avec les populations et l'armée libanaise, contribuant ainsi à favoriser le maintien de la paix et permettant un relatif retour au calme.

Les légionnaires du 2° REI effectuent pour la première fois des patrouilles avec leurs premiers Véhicules de l'Avant Blindé (VAB).

A la fin de l'année 1982, le terrorisme se manifeste à nouveau brutalement. Le 6 août, l'attaque de l'ambassade de France au RPG 7 marque le début de l'escalade. La FMSB devient une cible et les postes français sont frappés. Ci-dessous Marmon 2ème REI après un tir mortier - Liban (FMSB - 1982).

 

Opération DIODON III (LIBAN) 1983


L'implication du Hezbollah déchaîne les actions contre les positions françaises. Vers la fin du mandat, les 25, 30 et 31 août et le 7 septembre 1983, le 2ème REI subit de lourdes pertes lors d'attaques aux mortiers. Le caporal-chef VERDON, puis, les caporaux d'AMAIOORO et RIBE, le légionnaire de 1re classe STIJOVIC et les légionnaires LEJEUNE et PEIGNEY sont tués.

 

Opération Epervier (Tchad 1986…)

 

Depuis février 1986, à la demande du gouvernement tchadien, suite à la guerre avec la Libye, un dispositif militaire français " Epervier " est en place. Du nord du Tchad en passant par Abéché, le stationnement des troupes françaises évolue et la plus grande partie des éléments français se trouve aujourd'hui à N'Djamena. C'est à ce titre que les compagnies du 2ème REI séjournent au Tchad dans le cadre de l'opération Epervier. Ci-dessous : Entrée du camp CNE CROCCI à Abéché (1ère Cie- 2ème REI) et Emplacement de tir MO 81(1ère Cie- 2°REI).



Opération Epervier (Tchad 1986...) Opération Epervier (Tchad 1986...)


Opération FORPRONU (BOSNIE) 1993



Opération FORPRONU (BOSNIE) 1993 Opération FORPRONU (BOSNIE) 1993


Operation Turquoise (Rwanda 1994)

 

L'opération Turquoise est une opération militaire organisée par la France au Rwanda à la fin du génocide au Rwanda. Elle est dirigée par le général français Jean-Claude Lafourcade. C'est une opération de l'ONU décidée par la résolution 929 du Conseil de sécurité. La résolution 929 précise : "...donne son accord à ce qu'une opération multinationale puisse être mise sur pied au Rwanda à des fins humanitaires jusqu'à ce que la MINUAR soit dotée des effectifs nécessaires. " Elle doit être "...une opération temporaire, placée sous commandement et contrôle nationaux, visant à contribuer, de manière impartiale, à la sécurité et à la protection des personnes déplacées, des réfugiés et des civils en danger au Rwanda" Opération de l'ONU comme la Minuar, le statut de l'opération Turquoise lui donne plus de moyens militaires puisqu'il se réfère au chapitre VII 1 de la Charte de l'ONU (Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression), contrairement à la Minuar qui relève du chapitre VI 2 (Règlement pacifique des différends).

 

Le déroulement de l'opération

 

Insigne de l'opération Turquoise

Le lancement le 22 juin 1994. Cette opération fut conduite à partir du Zaïre. L'ordre de mission de Turquoise du 22 juin 1994 stipule que l'armée française doit pénétrer au Rwanda à partir de Gisenyi, au nord-ouest du Rwanda, et par Cyangugu au sud-ouest du Rwanda. L'objectif affirmé est de protéger, dans une "zone humanitaire sûre", les "populations menacées" aussi bien par le génocide que par le conflit militaire entre le FPR et le gouvernement intérimaire rwandais. Aucune hiérarchie n'est établie entre les personnes menacées par le génocide et celles qui sont menacées par les effets collatéraux du conflit armé. Elles étaient assimilées aux deux parties d'un conflit militaire. Le génocide était donc perçu comme un phénomène collatéral de la guerre. Il était ordonné de rester neutre entre ces parties.

En 1994, Paris et Bruxelles lancent l'opération Amaryllis pour évacuer leurs ressortissants. Puis, le Conseil de Sécurité vote une résolution autorisant la France à "assurer de manière impartiale la sécurité et la protection des populations menacées du Rwanda".



Opération Turquoise (Zaïre) Opération Turquoise (Zaïre)


La force multinationale Turquoise regroupe 3060 hommes. La Légion se met en place au sud. Le 28 juin 1994, acheminée depuis Nîmes, la 1ère compagnie du 2°REI est la première à pied d'oeuvre. Elle prend en compte le camp de Nyarushishi. La 3ème compagnie, en mission en RCA , rejoint le dispositif quelques jours plus tard. Les premières récupérations d'armement ont lieu à Cyangugu, où, dès le 24 juillet, 100 AK 47 et 13 RPG7 accompagnés de leurs munitions, sont saisis.

 

Opération Turquoise (Zaïre)


Simultanément, s'engagent des opérations de sécurisation de la population et notamment d'interception des bandes de pillards armés.

Parallèlement aux interventions armées, l'aspect humanitaire devient une tâche prioritaire devant l'ampleur de la famine et des maladies associées. Le 21 août 1994, l'opération Turquoise s'achève, le groupement est relevé par les contingents africains de la Minuar 2. La 3ème compagnie regagne Bouar en RCA, tandis que la 1ère compagnie regagne Nîmes.


Opération Tapanar (Macédoine 2001)

 

En Ex-Yougoslavie, au terme d'un mois et demi d'alerte, le 22 août 2001, le 2ème REI est appelé à former le BATINF II destiné à opérer en Macédoine au sein de la Task Force Harvest (TFH). Le bataillon à dominante Légion, est composé notamment de la CCL, des 1ère et 3ème compagnies et de la CEA du Régiment.

 

Opération Tapanar (Macédoine)


Le bataillon prend ses quartiers à 5 kilomètres de Skopje. La 1ère compagnie reçoit comme première mission de sécuriser la zone de la collecte qui marque le début du désarmement " volontaire " des albanophones macédoniens. Le 27 août, elle est héliportée au Nord-Est dans un secteur tenu par l'UCK. La mission permet de récupérer 420 armes diverses.



Opération Tapanar (Macédoine) Opération Tapanar (Macédoine)


Le septembre, les unités sont engagées dans diverses missions d'escorte de convoi jusqu'à la frontière du Kosovo.

Quelques jours plus tard, l'opération Tapanar permet la récolte de 314 armes, 125 mines, ainsi que 15570 cartouches de tous calibres

 

Opération Trident (Kosovo 2002)

 

La France intervient au Kosovo où s'affrontent Albanais et Serbes. Le secteur qui lui est confié se trouve au nord du pays, et le PC est installé à Mitrovica.

Baptisé officiellement "bataillon français de renfort", le BATINF de Macédoine est renforcé par la 2ème compagnie et s'installe au camp de Novocello.

 

Mme la ministre au Kosovo


Les unités assurent la protection des infrastructures, des reconnaissances d'itinéraires et la protection de convois. Le bataillon constitue la réserve opérationnelle de la KFOR et la renforce ponctuellement. La 2ème compagnie est chargée de la protection de la voie ferrée reliant la Macédoine au Kosovo et le reste du bataillon assure de nombreuses missions de recherches d'armement.



Opération Trident (Kosovo) Opération Trident (Kosovo)


Le 30 novembre 2001, le séjour au Kosovo du bataillon français s'achève. Moins d'un an plus tard, le BIMOTO, formé par les 2ème et 5ème compagnies, retrouve le théâtre d'opérations. La 4ème compagnie a pour mission de contrôler les mouvements sur le pont de Mitrovica, "zone tampon" entre les deux communautés. La 5ème compagnie, au nord, assure un contrôle de zone face aux actes isolés de snipers et de poseurs de mines. Les unités regagnent Nîmes au début du mois de septembre 2002.

 

Opération Licorne (Côte d'Ivoire 2003…)

 

La Côte d'Ivoire commence à sombrer dans une crise sociopolitique au décès d'Houphouët-Boigny en 1994. La crise dégénère en 2002. Le 15 janvier, les négociations de Linas-Marcoussis échouent et les partisans du président Gbagbo attaquent les bâtiments français semant la terreur et entraînant le regroupement de milliers de ressortissants vers l'aéroport d'Abidjan. C'est dans ce contexte que la 6ème BLB relève la 11ème BP en février 2003.

 

Opération Licorne


Le 2ème REI arrive début mars. Il est composé d'une UCL, des 1ère, 2ème, 4ème et 5ème compagnies. Il tient un front de 200 km entre Daloa à l'est et Guiglo à l'ouest. Le 4 avril, les sections de la 4ème compagnie, en poste au nord du village de Diboli, repoussent plusieurs attaques de rebelles.

 

Opération Licorne


A la fin du mois de mai, le 2ème REI prolonge la ligne de cessez-le-feu jusqu'à la frontière du Libéria et entreprend de sécuriser l'ouest ivoirien. Les 22 et 23 mai, l'opération Promontary, engage 6 unités sur 2 axes et permet d'atteindre la dernière position gouvernementale avant la zone rebelle. Les Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) se retirent 20 kilomètres plus au sud, tandis que les rebelles des « Forces Nouvelles » effectuent le même bond en direction du nord. Ainsi est établie une zone démilitarisée dite de " confiance ". En 2004, les 1ère et 3ème compagnies du 2ème REI ont été de nouveau projetées en RCI dans le cadre de l'opération Licorne.

 

Afghanistan (2005)

 

Le 20 décembre 2001, le Conseil de sécurité des Nations-Unies autorise le déploiement d'une Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (FIAS) (ISAF en anglais), chargée d'assister le gouvernement intérimaire afghan, en participant au maintien de la sécurité à Kaboul et dans ses environs immédiats.

 

Opération Pamir X


Le 2 février 2005, le contingent français, a entamé son dixième mandat au sein de la FIAS. Le détachement français est composé d'un EMT, de la 4ème compagnie du 2ème REI, de l'escadron d'éclairage et d'investigation du 1ème REC, d'un détachement génie du 1ème REG et d'une unité de commandement et de logistique, formée essentiellement à partir de la CCL et de la CAS du 2ème REI.

 

Opération Pamir X


PAMIR, la composante française de la FIAS, a pour mission d'aider le gouvernement de la République d'Afghanistan à maintenir la sécurité. Son secteur de responsabilité comprend les Police district (PD) 11, 15 et 17 au nord-est de Kaboul et dans la partie nord de la capitale, notamment autour de l'axe stratégique Kaboul-Bagram dans la plaine de la Shamali.

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